Les fondateurs

Champboisé est originalement une œuvre des Eudistes. Cette communauté de prêtres est une Société de vie apostolique catholique, fondée en France, en 1643, par le prêtre saint Jean Eudes. Elle rassemble des prêtres, des diacres et des laïques, incorporés ou associés qui partagent entre eux leur vie de prière, leurs expériences et leurs engagements apostoliques.

Pour en savoir plus sur les Eudistes, consulter le site de la communauté des eudistes


Un bref regard sur le temps écoulé par Gilles Ouellet, cjm

La première présence eudiste dans l’Outaouais a été réalisée lors de la construction du Séminaire St Jean-Eudes à Limbour. Construit en 1959, il a été fermé et vendu en 1969. Cette première expérience dans le diocèse a incité la communauté a se donner un autre type d’implication dans le milieu. Elle a alors construit une maison sur la rue Claire à Pointe-Gatineau, afin de permettre à ses résidents d’avoir des engagements divers dans le diocèse : enseignement, aide aux paroisses des alentours, accompagnement de nos séminaristes, puis accueil de personnes désirant vivre un temps de retrait, de ressourcement, d’accompagnement personnel.


La naissance de Champboisé

Dans un document présenté au conseil provincial de 1977, les membres de la communauté de la rue Claire propose d’établir progressivement un Centre (lieu) d’animation et de croissance spirituelle qui serait situé, si possible, dans un rayon de 30 milles de Pointe-Gatineau, dans un cadre spécial (nature, espace vert, etc.) et facilement accessible en toute saison.


Sa mission est alors définie ainsi :

Dans la région de l’Outaouais, en relation avec l’Église de Hull et la famille eudiste, promouvoir
dans leurs dimensions individuelles et collectives, le ressourcement, la croissance des personnes et des groupes, spécialement par des sessions d’animation, de réflexion à partir d’expériences de vie et selon l’esprit et les valeurs évangéliques.

En 1977, le père Michel Hébert découvre la ferme d’Edmond Cosgrove. Les Eudistes achètent le terrain. Puis débutent les travaux d’aménagement. Petit à petit, au fil des minces budgets dégagés, commence la construction de deux maisonnettes et la réfection du « pain du jour », ancienne laiterie. L’année suivante, ajout de six maisonnettes et à l’automne, aménagement du rez-de-chaussée de la grange (automne 1979-hiver 1980).

Le premier juin 1980, Monseigneur Adolphe Proulx, en présence du conseil provincial des Eudistes, procède à la bénédiction officielle du lieu.


Développement progressif

Au fil des ans, humblement, la communauté poursuit ses investissements : aménagement du deuxième étage de la grange comme résidence de la communauté (1983) et construction de trois nouvelles maisonnettes. Il est à noter que ce n’est qu’à ce moment qu’une équipe permanente vient occuper la résidence.
En 1985, on voit apparaître sur le terrain l’actuelle salle de rencontre, inaugurée le 19 août par le supérieur général des Eudistes en visite au Canada.


Nouveaux volets de développement

Dans le but de contribuer à une certaine pastorale jeunesse, le centre ouvre, en 1990, un « volet jeunes » pour des groupes de niveau secondaire (16-18 ans) avec la formule du « 24 heures de silence ».
Par ailleurs, pour soutenir des personnes déjà impliquées en pastorale au niveau de leurs motivations spirituelles, le centre offre la possibilité de « longs séjours » (quelques semaines à quelques mois).

A partir de 1995, prenant en compte de l’évolution sociologique récente, le centre accueille une proportion plus élevée de ceux et celles que l’on appelle les « distants » de la pratique religieuse » qui peuvent ainsi y vivre une expérience de solitude et de recueillement.


Nouvelle structure : une corporation

Dans une réflexion globale sur ses structures et la responsabilité de ses œuvres, la communauté des Eudistes entreprend une réorganisation visant à lui donner une structure juridique indépendante.
C’est ainsi que Champboisé, le 12 février 2001, est constitué comme un organisme sans but lucratif en vertu de la Loi sur les corporations religieuses. Champboisé devient alors un organisme indépendant de la communauté des Eudistes et légalement responsable de tout ce qui se passe en son nom. Le terrain et les immeubles sont alors loués, par contrat, afin de faciliter la poursuite de l’œuvre.


2005 – Un quart de siècle d’existence

Ce fut la fête. Les Eudistes, leurs amis et un grand nombre de retraitants ont rendu grâce pour cette belle aventure et prié le Seigneur pour son avenir. Évoquons l’équipe fondatrice: Michel Hébert, Guy Mélanson, Gaston Poulin, Louis-Philippe Pelletier, Claude Lippé et, bien sûr, Thérèse Dufresne. D’autres noms ont suivis. Sans vouloir atteindre à l’exhaustivité citons ceux de Rénald Hébert, André St-Louis, Robert Berger, Gilles Ouellet, René Tousignant, eudistes, mais aussi ceux de madame Anne-Marie Bernard, ceux des communautés des sœurs des Sts-Cœurs de Jésus et Marie et des sœurs des servantes du St-Cœur de Marie de Beauport, des sœurs Micheline Lord et Réjeanne Bolduc.
Comme à toutes les autres périodes de l’histoire de son histoire, Champboisé devra continuer de se retrousser les manches et dessiner bien concrètement cet avenir pour répondre aux besoins de vie intérieure et spirituelle du temps présent.


2010 – Champboisé organise une fête du 30ième anniversaire

Gilles Ouellet produit alors un livre du 30 ième anniversaire de Champboisé composé de recueils de texte de divers auteurs (Jean Vanier, Henri Le Saux, Jacqueline Kelen, Alphonse et Rachel Goettmann, Christiane Singer, Anselm Grun, Bernard Besret, Jacques Gauthier, Marcel Driot, etc.) et de témoignages de nos visiteurs et retraitants.

L’ensemble de ces recueils de texte et témoignages se trouvent aussi sur le site facebook de Champboisé dans l’album  « Livre du 30ième anniversaire »


2011 – Vente de Champboisé à la Municipalité de L’Ange-Gardien sur une période de 10 ans

Les Eudistes ont choisi de vendre Champboisé à la Municipalité de l’Ange-Gardien. Toutefois, cette vente se fait à tempérament, sur 10 ans. Ainsi en 2021, la municipalité deviendra le nouveau propriétaire des lieux.